Voici
la transcription d’un court extrait.
« …
Il faut constater que dans tous les pays européens, on suit la même pente, à
savoir on cherche à éduquer en communicant, en accumulant des données
factuelles, « des connaissances », comme on dit. Or l’éducation ne se
réduit pas à l’accumulation de ces faits. La difficulté lorsque l’on veut
éduquer une génération c’est de lui donner les moyens de hiérarchiser les
données, de choisir parmi elles et surtout d’avoir des valeurs avec lesquelles
on peut préférer ou rejeter. Or cela passe nécessairement par la langue. C’est
la thèse tout-à fait simple que je soutiens…. »
Heinz Wismann, philosophe et philologue
allemand, fin connaisseur des systèmes éducatifs français et européens. Il fut
une éminence grise de l’enseignement français en qualité de conseiller pour
nombre de commissions, il a notamment dirigé la commission sur l’enseignement
des langues et des cultures de l’Antiquité sous le ministère Ferry.
En 2004, il avait publié L’Avenir des langues, qui se
présentait comme une analyse des programmatique des conditions requises pour
mettre en œuvre un véritable tronc commun d’éducation européenne.
merci CAtherine
RépondreSupprimer